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Menace de crash boursier mondial du fait de la liquidation de la Silicon Valley Bank en Californie

Dernière mise à jour : 14 avr. 2023


Chère C.,


Je te félicite d'avoir bien compris ce que j'explique dans mon message.


Je prétends, sans forfanterie, qu'il s'agit là des éléments permettant comme on disait dans le temps, de remettre l'église ou la mairie (c'est selon) au milieu du village.


Toute la propagande assommante des médias français : journaux, télévisions, radios, nous abrutit et nous empêche de raisonner lucidement et sainement. Ils nous fourvoient, à force de vouloir prendre leurs désirs pour des réalités, et nous font prendre des vessies pour des lanternes.


Une forte crise financière vient d'être déclenchée par la liquidation de la Silicon Valley Bank (SVB), 16ème banque américaine, une crise qui, rappelle la crise des subprimes de 2008 avec sa liquidation de Lehman Brothers. Mais cette crise ne va pas se propager directement au monde entier, comme a pu faire la crise de 2008, qui, avec la titrisation, a contaminé beaucoup de banques du monde.La titrisation consistait à mélanger des clients insolvables (les subprimes) dans des packages proposés aux investisseurs.


Cette crise déstabilise une finance mondiale déjà très fragile, et peut conduire à une récession mondiale.


2 autres grosses banques américaines sont aussi liquidées aujourd'hui : Silvergate et Signature.


Tous les mensonges, les tricheries, vont apparaître au grand jour.


Les banques centrales, suivies par tout le monde de la finance, ont choisi de faire le contraire de ce qu'a fait Roosevelt avec son New Deal, consécutif à la crise de 1929. Roosevelt a choisi de serrer les boulons de la finance américaine, en bloquant le développement des liquidités, qui avait conduit les bourses à leur plus haut, et aussi en organisant des grands travaux d'infrastructures payés par l'Etat, pour relancer l'économie. Cela a conduit à un chômage de masse, un gel mondial des économies, et, in fine, a contribué à la deuxième guerre mondiale.


Le gouverneur de la FED (banque centrale américaine), Jérôme Powell, dans le droit fil des ses prédécesseurs (dont Janet Yellen), a décidé de faire face, non en serrant les boulons (pour ne pas refaire l'erreur de Roosevelt) mais, au contraire, en faisant de la fuite en avant en ouvrant grandes les vannes.


Malgré la liquidation de SVB, à la suite de la panique de vendredi dernier ("Bank Run" du quart des dépôts de cette banque en une journée par des porteurs affolés soit 42 milliards de $) :


  • Il rouvre les comptes de cette banque, pour que tous les porteurs aient accès à leurs comptes :

  • Il garantit tous les dérapages financiers des banques impactées par la faillite de SVB  par une offre de prêt public, pour faire face à l'afflux de déposants voulant retirer leurs fonds (type "Bank Run"). Un sauvetage du prêteur final.

  • Il va sans doute étaler tous les paiements dus à l'Etat : impôts, taxes. Mais ne les supprime pas. Ce qui garantit que le contribuable ne sera pas sollicité.


La banque SVB a puisé dans ses obligations pour essayer d'endiguer le "Bank Run". Mais, avec l'augmentation des taux de base bancaire des banques centrales, cela revient cher en crédit, ce qui limite l'intérêt de ce placement. Car, c'est quand on vend ces obligations que les taux d'intérêt s'appliquent, en étant réalisés.


La FED a donc choisi de réagir vite et fort pour éviter que les entreprises clientes de la banque SVB ne soient en danger. Le souvenir de 2008 est encore frais, ce qui a été un cauchemar. La FED a donc procédé à une amputation suivie d'une cautérisation; le trio FDIC (garantie des dépôts jusqu'à 250 000 $), FED et  Département du Trésor ont ainsi démantelé la banque SVB, puis permis aux déposants d'accéder à leurs comptes à partir d'aujourd'hui 14h30 (heure de Paris).


Et la prochaine réunion de la FED le 22 mars pour décider d'une nouvelle augmentation du taux de base bancaire, ne fera sans doute rien, d'après la banque Goldman Sachs, pour éviter un nouveau SVB.


Pendant ce temps, les banques privées se portent au secours des victimes de la chute de SVB, comme la banque HSBC qui rachète la branche britannique de SVB.


Tout cela révèle que la finance mondiale vit sur un volcan menacé d'exploser. La fuite en avant en créant des liquidités à tout va, en faisant tourner la planche à billets ("Quantitative Easing"), et en accumulant les déficits (la dette mondiale vaut 350 % du Produit Mondial Brut), est malsaine, et conduit à un risque encore plus insoutenable que le New Deal de Roosevelt.


Et une nouvelle guerre mondiale se profile à l'horizon, non pas comme conséquence de la guerre Ukraine-Russie, mais comme un nouveau conflit entre les USA et la Chine, dans les 2 ans qui viennent, selon les menaces d'un général américain.


Les banques européennes, dont les actions ont chuté de 5 % en moyenne vendredi dernier, vont continuer à baisser. Ce lundi, les banques chutent encore de plus de 5 %, jusqu'à 12 %.


Le CAC 40 descend aux alentours de 7000; depuis son plus haut de 7400 la semaine dernière.


Toutes les banques se croient tout permis, en considérant que la FED offre une garantie de fonds illimitée pour ceux ou celles qui prennent trop de risques. C'est faux, car il y a une limite quelque part. Si la déroute boursière complète n'est pas pour cette fois, ce sera pour la suivante.


Car les riches considèrent qu'après eux ce sera le déluge. Tant pis pour les générations futures.


Bises.


Raoul


Oui Alain,


C'est clair que toutes les mesures de Bâle III pour sécuriser les banques, tirant les leçons de la crise de 2008, ne sont pas appliquées.


Pour la bonne raison que les banquiers pensent aujourd'hui que les banques centrales seront toujours là pour les sauver en cas de coup dur, c'est-à-dire de panique bancaire ("Bank Run").


Biden est furieux contre SVB, qui n'a pas mis en place les mesures de protection proposées par la conférence Bâle III.


Et ce n'est pas fini, car au moins 10 banques américaines sont comme SVB.


Des mesures fortes, comme la réouverture des comptes de la SVB, ont été prises pour que les déposants récupèrent l'argent qui leur reste.


Ils auront du mal à calmer la propagation de la crise bancaire initiée par la chute de SVB. Cela accroît ce que l'on appelle les bilans des banques centrales, c'est-à-dire les fonds que ces banques centrales ont dû sortir pour approvisionner les secteurs financiers en difficulté, obtenus en faisant tourner la planche à billets.


Ça tient encore, mais jusqu'à quand ?


C'est l'inflation, le mal suprême,  qui peut faire tout exploser. C'est pour cela que les banques centrales augmentent les taux de base qui, partant de zéro, dépassent aujourd'hui 5 %. Mais cela peut entraîner une récession, l'autre mal suprême. Ou la combinaison des 2, appelée stagflation.


Cette fuite en avant ne peut déboucher sur un équilibre durable, reposant sur la confiance des déposants. La machine économique s'emballe et va droit dans le mur, sauf freinage très brutal, qui peut la mettre à l'arrêt. Toutes les règles de base du capitalisme sont bafouées; il n'y a pas de libre concurrence saine. Le socialisme des riches, où toutes les mesures sont prises pour protéger les riches, cela ne fonctionne plus.


Merci pour cette conférence, mais je suis actuellement occupé par de  nombreuses activités : compétitions de bridge, finalisation de mon logiciel de sudoku sur internet ("www.sudokunew.com"), la rédaction de posts sur mon blog ("www.raoulsalzberg.com"), et aussi la politique.


 Mais je suis attentif à toutes les informations concernant la crise financière. Je vous conseille de suivre un site très intéressant : "zonebourse.


Amicalement. Bises à Michèle.


Raoul


Cher ami

L’effondrement du système financier n est que le prélude à la fin de la société des Lumières fondées sur la thermoindustrie: comme il n’y a pas de mouvement perpétuel et que donc les énergies dites de substitution ( éolien solaire atome) ne peuvent s auto reproduire nous allons assez rapidement arriver à la cause racine de ce qui nous arrive( déjà décrit il y a 45 ans): 8 milliards de sapiens, c’est trop pour la Planète Bleue.

Il ne s’agira pas d’effondrement mais d’un process parfaitement décrit par Darwin: la sélection naturelle.

Il y 45 ans les chercheurs pensaient que cele ne démarrerait pas avant 2060 2080: il y avait une petite sous estimation de la valeur de l’exponentielle.

C’est effrayant Raoul .


je n’y connais pas grand chose en économie . Pourquoi les crises comme les subprimes venus à la base aux prêts systématiques des banques sans grande garantie à des couples modestes pour l’achat de leur maison ainsi que la crise dont tu parles viennent toujours des États Unis

Hum , l’Europe a fait plancher des billets après le confinement pour aider à la reprise de notre économie

Et aussi je croyais que le New deal de Roosevelt avec ses grands travaux avait aidé les américains à retrouver du boulot


Encore merci pour l’envoi de tes analyses . Je suis enchantée de les recevoir. Elles m’ouvrent un grand horizon.


Je t’embrasse


Cl.

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