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Riad Salamé, l'itinéraire d'un pourri


Riad Salamé est un banquier corrompu, gouverneur de la Banque Centrale du Liban. Il incarne l'état de décomposition du système bancaire mondial, dont principalement les banques centrales : Banque Fédérale des USA (FED), Banque Centrale Européenne (BCE), Banque du Japon. Cela caractérise l'état de décrépitude du système capitaliste dominant le monde fin 2021, qui ne survit qu'à coup de méthodes artificielles comme de faire tourner la planche à billets (Quantitative Easing) et de maintenir des taux de base bancaires très bas, voire négatifs. Cela ne peut que déboucher sur un éclatement de la bulle financière gigantesque accumulée, avec des conséquences dramatiques. Ce manque de régulation des finances mondiales, aggravée par des gestionnaires centraux corrompus comme Riad Salamé, est à la base de cette situation mortifère,


Voici la présentation de Riad Salamé parue sur internet par l'hebdomadaire Paris-Match , pour son numéro 3785 :


"Il passait pour un magicien de la finance. Riad Salamé, le gouverneur de la Banque du Liban est aujourd’hui accusé d’avoir ruiné ses compatriotes. Notre enquête sur l’homme soupçonné d’être à l’origine de la faillite du Liban, et du plus gros casse bancaire de l’histoire moderne.


Notre journaliste, Sophie des Déserts, a enquêté durant près de deux mois sur ce discret maronite, qui se présente volontiers comme le « caissier » du Liban et dont la vie ressemble à SAS. Nommé en 1993 gouverneur de la banque centrale libanaise, protégé de Rafiq Hariri, Riad Salamé a offert au pays une stabilité financière inespérée après des années de guerre civile. Longtemps considéré comme un argentier prodige, élu meilleur gouverneur de la banque centrale en 2006 par le magazine Euromoney, il est a présent soupçonné de détournements de fonds et de blanchiment par les justices française, suisse, anglaise et libanaise. Cet homme de 71 ans louvoie depuis vingt-huit ans entre les crises et les guerres, les argentiers du Golfe, d’Iran, de Syrie et les analystes du FMI, porté par les hommages de Chirac, qui lui offrit un passeport tricolore et la Légion d’honneur. Riad Salamé a été fort bien traité par la France, jusqu’en septembre 2020, quand Emmanuel Macron l’a accusé, à mots à peine voilés, d’avoir bâti un « schéma de Ponzi », ce montage financier frauduleux, rendu célèbre par Bernard Madoff. Il aurait ainsi joué au casino avec les finances du Liban, jusqu’à l’effondrement.


Riad Salamé dirige toujours la banque centrale libanaise

Malgré l'accumulation des procédures contre lui, les révélations sur ses comptes offshore et ses maitresses supposées, Riad Salamé dirige toujours la banque centrale libanaise, apparemment serein. « Je répondrai à toutes les requêtes des juges. Mon patrimoine était de 23 millions de dollars avant que je sois gouverneur, je l’ai multiplié par sept ou huit, normal », déroule-t-il, se présentant comme un « bouc émissaire. » Partout en Europe, des juges enquêtent sur la façon dont il a réellement constitué son patrimoine. "

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