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Le krach obligataire qui menace

Dernière mise à jour : 10 févr. 2021



Mes filles chéries,

Vous trouverez ici le lien vers un article intéressant paru aujourd'hui dans le journal Libération.

Il explique de manière claire et didactique pourquoi se profile un krach financier obligataire, c'est-à-dire l'insolvabilité financière de grands établissements bancaires ou industriels, ou carrément d'Etats. Car, ces organismes, en situation de défaut de paiement, n'arrivent plus à trouver les liquidités pour renflouer leur trésorerie, que ce soit sous forme de crédits, ou d'augmentation de capital.


C'est ce qui est arrivé il y a 10 ans exactement (jour pour jour) à Lehman Brothers, qui n'a pu trouver les aides de l'Etat des Etats-Unis, pour renflouer un passif de 613 milliards de dollars. La FED, Banque Centrale Américaine, en accord avec le gouvernement W. Bush, a refusé de sauver cette entreprise. A postériori, on s'aperçoit qu'ils auraient dû le faire, les conséquences auraient été moins désastreuses. Mais la leçon de la crise de 1929 a été bien comprise, à savoir qu'il est plus important de fournir des liquidités aux grandes entreprises défaillantes, que de préserver les finances publiques (Ben Bernanke, spécialiste de la crise de 1929, patron de la FED, dixit).


Mais on s’aperçoit aujourd'hui, que c'est reculer pour mieux sauter, puisque, en cas de krach financier obligataire, les banques centrales ne peuvent plus prêter à des taux très bas, voire nuls, car ces taux sont déjà à zéro. Il faudrait prêter à des taux négartifs, ce qui est absurde, puisque ce sont les créditeurs qui financeraient les emprunteurs, en assumant la charge du crédit ! (et non la charge de la dette).

L'article de Libération montre bien que les obligations de grandes entreprises ou d'Etats, ne sont plus finançables : si les créanciers vendent ces obligations, ils ne peuvent plus être payés. La menace est donc qu'un évènement fortuit et important, comme le défaut de paiement de pays comme la Turquie ou l'Argentine), peuvent provoquer une panique désastreuse.


Tout repose sur la confiance des créanciers, et sur leur capacité à résister à la panique.


Moi-même, je me pose la question de demander à ma banque de vendre les quelques actions ou obligations que je possède dans mon assurance-vie. Mais je ne passe pas à l'action. Chantal se pose aussi la question.


Bisous.


Papa

Image by Mediamodifier from Pixabay


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